La célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse le 3 mai sert de rappel aux gouvernements sur la nécessité de respecter leurs engagements en faveur de la liberté de la presse, de moment de réflexion pour les médias professionnels sur les questions relatives à la liberté de la presse et à la déontologie. Tout aussi important, la Journée mondiale de la liberté de la presse est un jour de soutien aux médias qui sont des cibles pour la restriction ou l’abolition de la liberté de la presse. C’est également une journée du souvenir pour les journalistes qui ont perdu leur vie dans l’exercice de leur profession.

« Un journalisme sans contraintes et sans complaisance » est le thème de la Journée mondiale de la liberté de la presse 2020, qui coïncide avec la commémoration des 75 ans de l’Organisation des Nations Unies. À l’occasion de cet anniversaire, les États membres ont réaffirmé leur engagement en faveur du multilatéralisme, pierre angulaire de la défense des normes universelles en matière de paix et de droits de l’homme. Ce contexte est l’occasion pour la Journée mondiale de la liberté́ de la presse de renforcer la coopération entre les États membres et d’encourager les coalitions de parties prenantes pour protéger la liberté́ de la presse et la sécurité́ des journalistes, conditions sine qua non de l’indépendance des médias.

Aujourd’hui, et plus que jamais, le journalisme fait face à de nombreux défis, notamment la désinformation, les discours de la haine, la présence de points de vue inclusifs et d’expressions culturelles diverses et autres.  Le rôle des journalistes est d’importance pour faire face à la crise. Ils sont parmi les travailleurs essentiels et se mettent en danger pour informer le public. Leur rôle est également capital dans la lutte contre la désinformation qui s’est révélée être l’un des principaux défis du COVID-19.  En ces temps de crise, il faut veiller à protéger la sécurité des journalistes aussi bien dans l’exercice de leur travail face à la maladie qu’en préservant les espaces de liberté de la presse. 

« Alors  que  la  pandémie  de  COVID-19  nous  fait  basculer  dans  l’inquiétude  et  l’incertitude,  l’information  libre  nous  est  essentielle  pour  faire  face  à  la  crise,  la  comprendre, la penser, et la surmonter (…) Cette  liberté  de  la  presse  est  trop  souvent  malmenée.  Que  ce  soit  par  le  contrôle  politique,  idéologique  ou  économique,  par  les  attaques  qui  visent  à  diffamer  et  à  décrédibiliser, ou encore par le harcèlement, on cherche trop souvent à réduire au silence   les   journalistes   et   en   particulier   les   femmes.  (…)  La  crise  actuelle  renforce  également  les  incertitudes  pour  la  presse sur  le  plan  économique : par exemple, alors même que s’accélère la transition numérique, les recettes  publicitaires,  dont  dépendent  bien  des  parutions,  sont  en  baisse,  voire  en  chute libre ; à terme, des journaux pourraient ainsi être forcés de réduire ou cesser leur  activité,  privant  des  communautés  d’un  autre  regard  sur  le  monde,  d’une  profondeur de champ nécessaire à la diversité des opinions. Or dans un monde aussi interdépendant que le révèle cette crise, chaque menace ou attaque  contre  la  diversité  et  la  liberté  de  la  presse,  et  contre  la  sécurité  des  journalistes, nous concerne tous. (…) J’appelle aujourd’hui à redoubler ces efforts : dans ce moment crucial et pour demain, nous avons besoin d’une presse libre et des journalistes, qui doivent, quant à eux, pouvoir compter sur l’ensemble d’entre nous », affirme Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, à l’occasion de la Journée mondiale pour la liberté de la presse, 3 mai 2020

Au Maghreb, les journalistes font eux aussi face, à l’instar de leur confrères et consœurs dans le monde, à des difficultés dans l’exercice de leur métier, c’est d’autant plus vrai aujourd’hui lors de cette crise sans précédent où ils sont des travailleurs essentiels qui permettent d’informer le public, transmettre des messages de santé publique, combattre la désinformation, contribuer à l’éducation à distance.  Dans cette crise du COVID-19, ce sont eux qui permettent l’accès à une information scientifique fiable et rassurent les populations.

Aussi à l’occasion de la Journée mondiale pour la liberté de la presse, le Bureau de l’UNESCO pour le Maghreb partage avec les médias maghrébins la campagne médiatique mondiale de l’UNESCO intitulée FACTS  lancée  Dimanche 03 mai pour mettre en lumière le rôle des médias libres et indépendants dans le contexte épidémique. Les médias associatifs jouant un rôle particulièrement important vu qu’ils sont le lien entre les organisations de la société civile, les médias et l’information, de par leur implantation dans des communautés diverses et notamment les plus vulnérables, seront également sollicités pour diffuser les messages de la campagne médiatique. https://drive.google.com/drive/folders/1yKxsznBaT9BCK9BaakSrl4EAlLkgulnO.

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