Par Abderrahmane Lamarani*

Au vu de la sclérose, aussi bien idéologique que programmatique, qui sévit depuis une bonne décennie, sinon plus, au sein de notre champs politique, il sera de plus en plus évident que les positions, propositions et plateformes autour du NMD deviennent, dans un futur proche, le vrai critère pour établir les lignes de démarcation entre forces politiques en présence.

Loin de moi cette fameuse prophétie de Fukuyama prônant il ya trois décennies la fin de l’histoire .

Loin de moi également cette assertion vieille de plus de 20 ans des théoriciens du new labour anglais (blair en-tête) qui disaient en substance qu’il n’existe pas une politique économique de gauche et une autre de droite. Et qu il n’y a qu une bonne politique économique en face d une mauvaise politique économique…

Loin de moi ces assertions vantant tantôt un logos libéral débridé, tantôt une logique manageriale trop confiante en ses mérites. 

Je récuse enfin cette idée oh combien naïve de faire table rase du passé . En politique, ça ne rime a rien de reellement positif ou prometteur.

Ce n est pas ça du tout . Mais voyons un peu le jeu partisan d’aujaurd-hui et posons cette question problématique :

Peut on se fier encore, et jusqu’à quand, à des types de discours politiques ou options programmatiques dont les concepteurs et promoteurs ne se soucient guerre de ce qu’ils peuvent avoir comme retombées pratiques sur le vécu des gens et /ou font fi des jugements de l’homme de la rue, et se satisfont à bon marché de la rigueur formelle des ces discours et programmes ?

C’est en dévoilant le degré d’opérationalité des plateformes et programmes présentés par les uns et les autres que le NMD (Nouveau Modèle de Développement) s’avère être la nouvelle ligne de démarcation au sein du champs politique national…

Abderrahmane Lamrani, Politologue, Universitaire et ancien Député et Dirigeant de l’USFP. Il est membre du CNDH