Par Mohamed LAROUSSI

Je m’excuse pour ce titre pas très court, mais qui en dit long sur le foutage de gueule dont nos gouvernements successifs continuent de faire preuve à notre égard. Je l’ai choisi volontairement pour montrer, preuves à l’appui, jusqu’à quel point certains de ministres nous prennent pour des imbéciles, voire pour des tarés finis.

Le dernier ministre en date n’est autre que la star du gouvernement actuel, et qui l’était déjà dans le gouvernement précédent, vous savez celui qui avait été écarté, puis par la suite rappelé par on ne sait quelle voix de l’au-delà et ramené au bercail par on ne sait quelle main de Dieu ou de son prophète. 

Je pense que vous avez deviné de qui il s’agit.

Oui, c’est bien de notre ministre de la Santé et de la Protection Sociale, départements auxquels il faudrait ajouter d’autres encore, dontcelui de la pandémie de triste mémoire qui avait permis à son étoile de s’élever très haut dans le ciel et de scintiller de 1000 feux. Oui, c’est bien de Monsieur Khalid Aït Taleb dit le Beau Gosse Muet, un surnom qui lui va comme une bavette qu’il porte toujours pour continuer de nous faire peur, mais aussi pour continuer de ne rien nous dire.

Cependant, alors qu’il était de passage récemment à la Chambre des Représentants pour répondre aux questions des députés en rapport avec la persistance des dépôt de chèques de garantie et de paiements au noir dans les cliniques privées, notre ministre, entre autres, du recouvrement sanitaire aurait lancé un appel qui se voulait solennel à qui voudrait bien l’entendre pour, justement, je le cite, « trouver des solutions alternatives qui permettent aux cliniques de garantir les frais d’hospitalisation ».

Les pauvres ! Donc, si j’ai bien compris, Monsieur le ministre, voudrait nous expliquer que si ces grands patrons de ces grosses cliniques mettent le couteau sur la gorge des malades ou de leurs proches avant chaque hospitalisation ou prise en charge médicale en exigeant un chèque de garantie – qui ne soit surtout pas au nom des malades, des fois qu’ils clamsent en clinique – ce n’est pas en fait par manque d’humanité ou par méchanceté gratuite, mais c’est juste pour «  garantir les frais d’hospitalisation ».Autrement dit, ils voudraient juste être sûrs d’être payés, que vous guérissiez de vos maladies ou que vous en en mourriez, ce n’est pas leur souci majeur. 

Et cela, vous l’avez compris, nous n’étions pas capables de le piger. 
Qu’est-ce que nous sommes bêtes ! 

Cela étant précisé, notre ministre, entre autres, de la lutte contre l’amnésie juridique, nous rappelle que malgré tout, « ces pratiques sont punies par la loi ».Ah bon ? Vous êtes sûr, Monsieur le Ministre ? Eh bien, excusez-nous, mais cela aussi, nous l’ignorions.

Qu’est-ce que nous sommes nuls !
Et j’en arrive au meilleur ou au pire, c’est vous qui allez juger. 

Monsieur le Ministre, entre autres, de la gentillesse et de la stabilité sociale, finit sa plaidoirie en invitant « tous les intervenants à se pencher sur des solutions réalistes pour y mettre fin »

Mais pour mettre fin à quoi ? Aux délits commis, depuis des lustres, au vu au su de toutes les autorités, à commencer par celles en charge de la santé publique, mais aussi au vu et au su de la police et la justice ? 
J’ai une question très simple à notre ministre, entre autres, « des solutions réalistes » :

Les chèques de garantie et les paiements au noir, sont-ils interdits, ou comme il le dit lui-même, punis par la loi, c’est-à-dire sont-ils des délits, oui ou non ? 

Non ! Il n’y a pas de oui, mais … Dans un État d Droit, un vrai, il n’y a pas un délit pénal qu’on punit et un autre pour lequel on peut fermer ls yeux. Sinon, on pourrait alors également pardonner, au nom du réalisme, de la compréhension et de la paix sociale, les vols, les détournements les agressions physiques, voire les crimes. C’est du n’importe quoi ! 
Je répète une dernière fois ma question dans le cas où on ne l’aurait pas encore entendue ? 

Les chèques de garantie et les paiements au noir, sont-ils interdits et punis par la loi, oui, ou non ? Saddina ! 

En attendant de voir un jour plus d’audace politique et moins d’hypocrisie sociale, je vous souhaite un très bon week-end, et je vous dis à la semaine prochaine pour un autre vendredi, tout est dit.