L’exercice n’est pas aisé. Surtout pour un chef de gouvernement désigné par défaut dans un contexte politique très tendu qui allait coûter cher au Maroc suite aux désormais légendaires six mois de blocage institutionnel. Venu au monde aux forceps, l’actuel exécutif tente, bon an, mal an, de faire bonne figure et, surtout, de fermer la parenthèse de l’ère Benkirane.

Entre promesses et démarches concrètes, El Otmani et ses ministres, ont eu à gérer un dossier social explosif qui a donné lieu, dernièrement, à un accord entre les différents partenaires sociaux. L’accord, qui ne répond pas réellement aux attentes des travailleurs, tous secteurs confondus, est venu pour apaiser les tensions, canaliser les colères et maintenir une paix sociale déjà fragilisée par les mouvements des enseignants contractuels et les stigmates des soulèvements du Rif et de Jerrada.

L’héritage n’est donc pas léger. Cela dit, le gouvernement El Otmani a eu droit à une année agricole de choix avec une récolte exceptionnelle. Malheureusement, et malgré cet indicateur rassurant, l’exécutif a continué à s’endetter et le taux de chômage est demeuré inquiétant avec, quelques embellies saisonnières, vite rattrapées par l’amère réalité.

Cette première phase du mandat de l’actuel gouvernement a été marquée par de nombreux évènements socio-politiques qui ont chamboulé les priorités de son agenda. Certes, de nombreux chantiers ont été menés, certains tâtonnent et d’autres sont à la traîne. Donc, au-delà des contraintes objectives et d’une certaine paresse subjective, est-ce que l’on peut dire qu’à mi-mandat, le gouvernement actuel a respecté ses engagements pris devant le peuple ?

Pour essayer de répondre à ces interrogations, ​les membres du team ANALYZ rebondissent sur le bilan de mi-mandat présenté par le chef du gouvernement tout en proposant, à travers plusieurs prismes, des clés de lecture pour comprendre les tenants et aboutissants, ainsi que les réussites et les limites de ce grand oral.

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