Par Najib BENSBIA

Faire payer aux malades de covid non-vaccinés les frais de leur hospitalisation ! Plus criminel que ça, on s’en tape, aurait dit le Cow boy devenu Président de la plus grande puissance mondiale*. A-t-on idée du mal qu’on fait lorsque l’on débite ce genre d’insanités. C’est pourtant ce qu’a dit un cinglé, préposé avocat et chroniqueur (bien voyons !), dans une émission TV française qui mérite vraiment son nom de ‘’Les Grandes gueules’’.

Cet énergumène a voulu faire bonne impression – je ne sais d’ailleurs auprès de qui, mais il n’y a aucun doute là-dessus – pour plaire à ses gouvernants (‘’oui’’ pour l’obligation vaccinale), tout en n’étant pas d’accord avec le pass de même superlatif (en cours débats parlementaires) que ceux-ci veulent rendre obligatoire pour tout accès d’utilité existentielle.

De la pure schizophrénie caractérielle, en cela que ce genre de prophètes de l’idiotie se proclament, à la fois, confiants dans la science, tout en espérant néanmoins que les vaccins ne déclencheront pas des maladies neurodégénératives. Du carrément batifolage imbécile avec des terminologies débitées pour faire sensation, plutôt que de raisonner simplement, pour dire que si des personnes refusent de se faire vacciner, c’est parce qu’il y aurait un risque potentiel sérieux de séquelles sur la santé à terme ou à moyen terme. Le reste est question de bon sens, qu’on veuille se faire vacciner ou pas.

Les baroudeurs contre les non-vaccinés sont dans le déni d’une réalité pourtant aujourd’hui évidente avec Omicron : il n’y a pas que les non-vaccinés qui risquent de devenir des véhicules du virus, les vaccinés, surtout eux, peuvent contaminer les autres, y compris les vaccinés. La preuve en a été donné avec l’explosion des cas de covid un peu partout en Europe car, en se croyant immunisées, les personnes vaccinées abandonnent tous les gestes de précaution d’usage (masque, distance, gestes réguliers d’hygiène…). De ce fait, elles sont devenues les agents pathogènes de contamination par excellence, ce qui expliquerait (à vérifier)à cette explosions de contaminations les + de 200.000 cas/jour !

Or, personne, mais bigrement personnes ne dit qu’il faut faire payer les vaccinés qui ne respectent pas les gestes barrières constituant la véritable protection contre ce virus. Les décideurs et les citoyens, débiles ou naïvement sincères, continuent de charger les non-vaccinés, des mytho, comme cet avocaillon de service-médias, vomissent ainsi et dans la durée des insanités, alors que le sens commun acquiesce à tout ce spectacle-ragoût sans se poser de questions. Dans quel monde vivons-nous alors ?!

Bien que je ne partage pas entièrement la vision néo-libérale du site ‘’Contrepoints’’, je ne peux qu’applaudir à cette dénonciation contre ce genre de propos désinvoltes, en soulignant que ce que préconise cet avocat, qui s’est offert quelque minutes de célébrité dans l’émission Les Grandes Gueules, est une idée illégitime. Pire, elle est entièrement criminelle, parce qu’elle introduit une notion d’inégalité catégorielle entres les citoyens.

La vraie problématique, dans cette situation, réside dans le double langage utilisé par la quasi-totalité des gouvernants un peu partout où le covid sévit. En effet, Pourquoi ne pas décider clairement l’obligation vaccinale, comme vient de le faire l’Italie, quoique pour seulement les personnes de + de 50 ans, allez comprendre pourquoi mais enfin… Ce genre d’obligation terminale a le mérite d’éliminer tout espace d’interprétation, en légiférant de manière frontale et après débat contradictoire au Parlement – quelle que soit la valeur symbolique de cette institution aux yeux des citoyens. Au lieu de cela, on radote, on roucoule. Le courage politique serait de le faire – rendre tout bonnement obligatoire la vaccination – et laisser les institutions constitutionnelles régler les questions de légalité et de légitimité d’une telle obligation.

Non, on préfère tergiverser, en faisant croire que la vaccination est un choix (mon œil – excusez !) d’un côté, en fermant tout accès aux on-vaccinés de l’autre côté… Un véritable cherche-moi et tu me trouves sidéral.

Il y a quelque chose de malsain dans le politique dominant aujourd’hui. A côté des discours populistes et rabatteurs, nous sommes confrontés à une hypocrisie politique indéniable. Car, au final, à quoi a servi et a contrario l’attaque coronarienne ? A ceci- : Montrer le vrai visage des politiques, de la plupart du moins pour rester mesuré : capricieux, baroudeurs du dimanche, cavaliers à l’unisson et, surtout, opportunistes.

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(*) Ronald Reagan