Saviez-vous qu’il existe au Maroc un ‘’ Conseil Supérieur de l’Éducation & de la Recherche Scientifique’’ ?

Il s’agit d’une instance consultative, un patchwork de 92 membres- des vieux pour la plupart- nommés par Sa Majesté le Roi, y compris le fervent défenseur de la Darija (dialecte Marocain), comme langue d’acquisition du savoir, ou encore un ancien Ministre de l’Éducation aux performances peu probantes quand il était à la tête de notre Enseignement ou encore d’autres qui sont devenus ministres, entre-temps et j’en passe et des plus controversés….qui n’ont de rapport ni avec l’éducation et encore moins, la recherche scientifique!

Question : 
Pourquoi un organe consultatif – aux avis duquel on peut allègrement se passer- à côté de Ministères « exécutifs », en l’occurrence le Ministère de l’Éducation Nationale et le Secrétariat d’Etat chargé de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ? 


A quand notre pays continuerait à réfléchir et à faire le diagnostic- un demi-siècle durant – d’un système d’enseignement mort-né et sans perspective ? 

L’institution du CSERS n’a-t-elle pas comme seul objectif de permettre à notre Exécutif de se dédouaner ou de diluer les responsabilités de la faillite de notre Enseignement ? 

Churchill n’aimait-il pas à dire que pour évacuer un problème, on lui crée un CONSEIL ? 

Ce Conseil, comme tant d’autres qui émaillent notre paysage institutionnel, n’a-t-il pas été pensé et conçu comme source de rentes pour ses membres, en contrepartie de loyaux services rendus, à un moment donné de leurs parcours professionnels? Et, il suffit de rappeler le cursus des Présidents de tous nos Conseils, pour en avoir le cœur net ?


Entre-temps, notre classe politique, les uns ergotent sur les faits divers, tandis que les autres font dans l’égotisme chacun caressant son nombril !


Diversion politicienne, quand tu nous rattrapes !