Ah qu’est-ce que je suis content aujourd’hui ! Je vais pouvoir enfin parler d’autre chose que de ce satané Covid19 qui ne veut pas encore mourir. Bon, il semble qu’il ait commencé à fléchir. En tout cas, pour moi, il y a des hauts et des bas. Du moins, c’est ce que je vois. Je préfère prendre toutes les précautions pour ne pas qu’on m’accuse “de propager des informations susceptibles” etc …

Justement, c’est de ça que je vais vous parler aujourd’hui… tant que je peux encore le faire.  

D’abord, qu’on se rassure, je ne vais pas me mettre, moi aussi, à taper sur un truc qui ne serait, en fin de compte, sous toutes réserves liées, entre autres, à cette période de confinement, qu’un non-projet d’une non-loi, même si ce non-projet de cette non-loi aurait été quand même discuté et validé en conseil de gouvernement, il y a plus d’un mois, justement, tiens, juste avant le confinement.

Oui, je sais, tout ça n’est pas très clair, mais, je le répète, je ne vais pas, moi aussi, prendre un marteau pour enfoncer des portes trop ouvertes. A partir du moment, où, en fin de compte, le gouvernement a décidé de retirer ce non-projet de cette non-loi, et qu’un de ses membres, celui chargé, trop chargé même, de la question sacrée des Droits de l’Homme, nous explique lui-même que, comme chante le chanteur, “Ce n’est rien…”, et qu’il est préférable de faire comme si de rien n’était, surtout,  nous rappelle-t-il, “que ce n’est pas le moment”… 

Justement, si, Monsieur le Ministre, et c’est de ce moment-ci dont j’ai une folle envie de vous parler à vous, et à tous vos collègues de travail, même si, question travail, à part 2 ou 3 qui se démènent du mieux qu’ils peuvent pour nous sauver la vie, du moins de nous la rendre la moins désagréable possible, il semble que la plupart d’entre vous sont plutôt comme nous : partisans du moindre effort. 

Mais, là n’est pas propos, parce que, en fin de compte, et comme vous le dites souvent, vous n’avez de compte à rendre qu’à vos électeurs; lesquels, si on les compte, ne sont pas plus nombreux que le nombre de cas positifs du Coronavirus. 

Je crois que je divague et je sors du sujet.

Donc, je ne veux pas discuter, aujourd’hui – je le ferai, plus tard, le moment approprié –  ni de la forme ni même du fond de ce texte qui aurait été validé, authentifié, mais décalé à un autre moment plus apaisé, mais je voudrais plus parler de la gestion de cette affaire côté communication. Oui, et si  j’y reviens à chaque fois, c’est parce que je pense que c’est un des plus faibles maillons de ce gouvernement, et de bien d’autres avant lui, sauf que celui-ci a l’opportunité et la chance de sa vie, après tout ce qu’il a fait ces derniers jours, et continue de faire à ce jour, de s’en sortir médaillé, galonné, voire ovationné, ce qui ne lui arrive pas tous les jours.  

Récapitulons : le texte a fuité, on ne sait pas par qui ni comment, mais bon, ça arrive souvent en politique où ce n’est pas les coups bas qui manquent. Soit. Mais, Bon sang, pourquoi le gouvernement, dès qu’il a vu que le feu a pris dans sa baraque, que les pyromanes ont commencé à s’échauffer et les pompiers à s’affoler, n’a-t-il pas mis tout de suite un terme à cette furie en publiant un communiqué clair et net, et arrêter ainsi cette cacophonie qui met à mal tout le bien que ce même gouvernement a mis tant de mal à acquérir. C’est de la folie ! 

Non, je ne suis pas devenu l’avocat du diable ni son conseiller non plus, et je n’ai d’ailleurs jamais considéré qu’un gouvernement, celui-ci ou un autre, est toujours un diable. J’aimerais juste lui rappeler qu’il est bon qu’il apprenne enfin à bien réfléchir avant d’agir, et à bien analyser avant de pénaliser. Après, pour la question de la communication, je ne suis pas sûr que le jour où ce gouvernement va enfin la maitriser, est pour demain. Et moi comme vous, nous n’y pouvons rien.

En attendant une communication et des jours meilleurs, je vous souhaite un très bon weekend, une très bonne fête de travail, un bon confinement et je vous dis, à la semaine prochaine, si tout va bien, pour un autre vendredi, tout est dit. 

Mohamed LaroussiExpert et Enseignant de la Communication stratégique. Il est aussi scénariste, écrivain et auteurs de plusieurs livres dont « Marx est mort, mon amour« . Co-fondateur de la plateforme Analyz.ma