Chères amies et chers amis, je n’y suis pour rien si aujourd’hui c’est vendredi, jour on ne peut plus sacré, puisqu’il est, entre autres, le jour de ma chronique hebdomadaire, et que ce vendredi-ci, exceptionnellement, c’est le plus beau jour de l’année puisque c’est la Journée de l’Amour.

Je ne vais pas vous faire une conférence sur l’amour et sur ses vertus, car je ne suis pas un spécialiste, mais juste un de ses disciples qui aime l’Amour, qui aime aimer, et qui, je ne m’en cache jamais, aime bien être aimé.

C’est Victor Hugo, cet amoureux fou de la vie et de l’Amour qui aurait dit ou écrit un jour : “Vous voulez la paix : créez l’amour”. 


Cette citation est tellement vraie, tellement juste, tellement réaliste qu’on devrait la graver sur les frontons de toutes les écoles, de toutes les universités, de toutes les entreprises, et même, pourquoi pas, de toutes les administrations et institutions publiques et privées.

En effet, elle illustre parfaitement la place importante que devrait prendre l’amour dans notre vie, et qui le prend d’ailleurs sans forcément nous demander notre avis.

Je vais passer assez vite sur l’amour que nous portons, instinctivement, et je pourrais même dire biologiquement, pour nos parents, nos grand-parents, nos soeurs et nos frères, nos conjoints, maitresses et amants, nos enfants et nos petits enfants, nos tantes et nos oncles, nos cousines et cousins…. 


Cet amour-là, je dirais qu’il est plus ou moins normal, si normal qu’à la longue, il devient banal, et si banal qu’à la longue, on finit par ne plus trop en parler.

Ceci est valable dans toutes les cultures, mais je pense que dans la nôtre, c’est encore plus flagrant.
Je ne sais pas si vous serez d’accord avec moi, mais je suis de plus en plus persuadé que dans notre société, chaque jour nous éloigne de l’amour.

Non seulement, les gens parlent rarement pour ne pas dire jamais de l’amour, mais il semble qu’ils en ont peur. Je vais nuancer : ils en ont honte. C’est pire.

Vous allez me dire : c’est culturel. Et bien, justement, pourquoi n’aurait-on pas le droit d’aimer, d’aimer d’amour, d’aimer tout court ?

En quoi l’amour serait-il incompatible avec notre culture, avec notre religion ? 
Ne dit-on pas que Dieu est amour ?

Dieu n’a-t-il pas dit : “Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés” ? Pardon. Je crois que je dois confondre avec autre chose, avec un autre Dieu. Mais, non ! Dieu n’est-il pas Un et Unique ? C’est cela, ou je me trompe ? Excusez-moi, mais avec tous ces dogmes, croyances, idéologies, certitudes, incertitudes, convictions, doutes, vérités, contre-vérités, je ne sais plus vraiment où donner de la tête.

Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive. Et depuis, je crois que j’ai trouvé la solution : l’amour. 
L’amour – et ça n’engage que moi – c’est vraiment le remède miracle à tous les maux de ce monde. 

Je vais vous donner un exemple : vous tombez malade, vous avez une grippe ou une bronchite. Ça peut arriver, et c’est d’ailleurs la saison. 
Bien sûr, il faut aller voir votre médecin qui va vous prescrire des médicaments, du repos et tout le reste.

Mais si, à la maison, il n y a pas quelqu’un qui va être avec vous, qui va vous aider à vous mettre au lit, qui va bien caler l’oreiller derrière votre nuque, qui va vous aider à avaler vos médocs, qui baissera le rideau juste au niveau qu’il faut, qui va vous rassurer que tout ira bien, qui reviendra plusieurs fois pour voir si vous dormez bien, pour vérifier si votre température n’est pas élevée, si vous n’avez besoin de rien, bref quelqu’un qui sera là au moment qu’il faut et le temps qu’il faut, parce qu’il ou qu’elle tient à vous, et parce que, justement, il ou elle vous aime.

Et quand vous allez guérir et que vous allez retrouver être de nouveau sur pied, vous allez très vite comprendre que, bien sûr, le médecin, les médicaments et tout ça, ont joué leur rôle, mais c’est l’amour qui était le guérisseur, parce que l’amour qui est le vrai catalyseur. Pour tout d’ailleurs.

Je pourrais ainsi vous donner des tonnes d’exemples sur la nécessité vitale d’aimer et d’être aimé. 
Non, détrompez-vous, je ne suis pas qu’un rêveur naïf qui croit qu’il suffit d’aimer et d’être aimé pour que tous les problèmes soient réglés. 

Non, pas du tout. Ou plutôt, pas seulement. 
Je sais pertinemment que beaucoup sont incapables d’aimer parce que dans leurs gênes il y a de la haine, et il n’y a donc aucune place à l’amour. Ces gens-là, nous les côtoyons tous les jours, dans nos rues, dans nos avenues, dans nos villes, dans nos vies.

Ils peuvent être nos patrons, nos dirigeants, nos employés, nos voisins, et même parfois parmi nos proches. 
C’est la vie et c’est ainsi.
Oui, pourtant, il faut continuer d’aimer, et même d’aimer tous ces gens qui ne nous aiment pas. Et si nous le pouvons pas, nous devons au moins prier pour qu’un jour l’amour les contamine à leur tour. 
Dites amen.

En attendant, je vous aime, je vous souhaite une très bonne fête de la Saint Valentin, un très bon week et je vous dis à la semaine prochaine pour un autre vendredi, tout est dit.

Mohamed LaroussiExpert et Enseignant de la Communication stratégique. Il est aussi scénariste, écrivain et auteurs de plusieurs livres dont « Marx est mort, mon amour« . Co-fondateur de la plateforme Analyz.ma