Et maintenant, entamons les modalités pratiques !

Maintenant que le constat imparable de crise est admis par le gouvernement et que notre modèle de croissance a montré à l’évidence ses limites, car il s’agit d’une croissance artificielle stimulée à coups de subventions de l’Etat, et dans l’attente de forger un modèle de développement économique qui intègre le progrès technique et le développement humain que ne mesure ni le PIB ni le PNB, dès lors qu’il faut inclure d’autres indicateurs tels que la santé, l’éducation…etc que mesure l’IDH ( Indice de développement Humain), en somme ce que l’on appelle par les droits économiques et sociaux.

Il est aujourd’hui urgent, pour parer au plus pressé – atténuer les déficits budgétaires grandissants- de procéder à la mise en place d’un plan de rigueur drastiques dont je livre ici quelques axes de réflexion à titre indicatif, pour lancer un débat qui fait défaut chez notre classe politique.

1. Faire des coupes dans le budget de fonctionnement de l’Etat, de ses Administrations et de ses entreprises publiques et ce serait encore mieux de réduire le nombre des ministères et de revoir le mode de rémunération de nos parlementaires.

2. Soustraire le compte Investissement public du plan de rigueur pour ne pas pénaliser les ressorts de la croissance.

3. Le budget de l’Etat étant exsangue, nos syndicats doivent faire preuve de responsabilité et de discernement, l’intérêt général primant sur les intérêts corporatifs.

4. Nos partis politique, en mal de crédibilité, doivent cesser de faire de la récupération et de l’exploitation éhontée du désarroi de beaucoup de Marocains.

5. Les subventions de l’Etat doivent aller aux récipiendaires méritants, c’est-à-dire les pauvres, dans l’attente d’une réforme de fond de la Caisse de Compensation. 

6. Limiter la subvention du carburant au transport public urbain et interurbain – camions, taxis, bus et cars…Ce faisant permettra d’optimiser la subvention, de même qu’il résoudra le problème des goulots d’étranglement de la circulation dans nos villes.

Ce me semble, ici, quelques pistes pour desserrer l’étau des déficits budgétaires, loin de la rhétorique et des discours clivés, dans l’attente de chercher l’alternative idoine en vue de la « déconstruction créatrice », du modèle qui prévaut actuellement, pour refonder notre économie sur de nouveaux indices de développement, de droits économiques et sociaux . 

Tout un chantier !