D’aucuns cherchent à nous imposer leur idéal d’une démocratie, telle qu’elle fonctionne en occident- une démocratie importée, clés en main, à prendre ou à laisser-. Cette démocratie-là, je n’en veux pas. 

Et comme les Occidentaux ne cessent pas de nous rappeler leurs origines gréco-latino-chrétiennes, moi non plus, je ne cesserai jamais de revendiquer mes origines Arabo-musulmanes.

Je veux d’une démocratie ad-hoc, pour puiser dans sa quintessence et m’épargner ses revers, dans lesquels se débat l’Occident aujourd’hui.

Je ne veux pas d’une démocratie qui soit le résultat d’une greffe- nous connaissons tous le phénomène de rejet des transplantations. 

Je ne veux pas d’une démocratie de l’abus du droit où le puissant écrase le faible, en vertu du principe même de la règle de droit. 

Je veux d’une démocratie qui soit l’aboutissement normal d’une maturation de notre propre dialectique historique de nature à ériger notre propre construit social, c’est à dire une démocratie sui generis,
– qui ne déshumanise pas, 
– qui ne violente pas les valeurs morales, 
– qui ne désarçonne pas l’équilibre spirituel, 
– qui n’écorne pas la cohésion sociale, 
– qui ne réduit pas l’Homme à une seule dimension- la dimension d’un vulgaire consommateur et usager.

Je veux d’un printemps de la verdure qui éclôt conformément à l’alternance des saisons et non d’un printemps précoce (prématuré) qui ne fait éclater qu’amertume et colère. 

Tout ce qui est PRÉMATURÉ n’est généralement pas VIABLE !

Mostafa Melgou