Kouloud Kebali

Khouloud KEBALI

Un an de prison ferme pour les accusés principaux… Une ère pour les autres accusés, NOUS. Le verdict est tombé, comme ce rasoir qui vient couper la dernière veine qui nous retenait à la vie.

Ceci n’est pas un appel au secours, qu’on (me) comprenne. Mais un rappel de nos priorités actuelles : le respect, la liberté, la vie… Le respect de nos libertés, de notre vie. Telle qu’elle est, cette dernière, malgré ses hauts, ses bas et toutes ses valses endiablées.

NOTRE VIE… La NOTRE LA NOTRE LA NOTRE, Répétez-vous ces mots, peut-être que le miracle du savoir arriverait enfin à foudroyer cette illusion que vous avez et qui vous fait croire que nos vies vous appartiennent. Le verdict sur Hajar est tombé. La libre, dans sa pensée. Dans ses gestes. Dans SA CHAIR. Mais dites, pourquoi sommes-nous tous en prison ? Parce que c’est ce à quoi vous avez transformé ce beau pays !

Parce que la liberté, les libertés, ne sont autres que vos chimères, vos décors destinés à « embellir » vos conventions et autres écrits mensongers. Parce que la rage qui grandit sur cette terre finira bien par tuer tout espoir qui pense à l’éventualité d’y germer…

Parce que de cette terre verte et rouge, vous avez choisi le sang. Et parce que vous vous êtes donnés comme mission de nous bousillé, nous détruire, au lieu de nous aider à devenir tout ce dont ce pays a besoin. Ceci n’est pas un appel au secours. Ceci est un état des lieux. Un plaidoyer pour tout ce que vous ne voulez que nous ayons. La fierté d’appartenir. Le bonheur d’appartenir. L’envie d’appartenir. Rassurez-vous.

Si cela est votre volonté. Elle sera (encore) difficile à atteindre. La fierté d’appartenir existe toujours. Le bonheur d’appartenir finira par revenir. L’envie d’appartenir est arrosée chaque jour, par les sourires, les rêves et puis le BESOIN d’être, LIBRES. Marocaine jusqu’à la mort, même si certains Marocains me tuent, chaque jour un peu plus. Chaque jour un peu plus vite. Ne vous inquiétez pas. Je crois à la seconde vie. Cordialement Ou pas.

Khouloud KEBALI, Journaliste, consultante en communication et médias