La gauche est une trajectoire politique et sociale dont le mot d’ordre est la remise en question d’absolus normatifs, à connotations religieuses ou économiques.

Elle vise la construction de projets collectifs dans des environnements sociétaux hétérogènes où la notion de classes sociales n’a plus de sens et où la valeur « travail » est tellement altérée qu’il est devenu très difficile d’impulser une prise de conscience collective, mobilisée autour d’un projet de société différent de celui qui prévaut aujourd’hui où le pragmatisme l’emporte sur l’idéologie.

Être de gauche, c’est avoir une vision politique des relations sociales pour comprendre comment réorganiser la société en vue de la libérer des rapports de domination.

Être de gauche, c’est récuser le libéralisme et le diktat du marché. A nuancer ici la position collectiviste que prône la gauche « révolutionnaire » de celle qu’adopte la social-démocratie qui, elle, scande la régulation du marché en fonction de l’intérêt général .

Sur le chapitre économique, la gauche révolutionnaire taxe la social-démocratie de droitisation en l’affublant du nom de 
« social-libéralisme ».

La gauche se veut plus attentive vis à vis des plus vulnérables, donc plus moraliste que la droite qui privilégie la réussite individuelle même si celle-ci est détrimentale au collectif. C’est ainsi que la justice sociale est au cœur des revendications de la gauche pour améliorer le sort des plus faibles, au moment où la droite lui préfère la charité qui demeure, elle aussi, un acte individuel.

Après ce petit descriptif, chacun pourra apprécier à sa juste valeur la gauche que d’aucuns brandissent, car l’on ne juge pas un homme politique au label partisan qu’il affiche, mais à ses actes et actions concrètes dans l’amélioration du sort de chacun et des perspectives d’avenir qu’il porte?